Etude de con : cas n°1
Préambule :
Qu'est-ce qu'un con tout le monde le sait mais personne n'est capable de l'expliquer. Et pourtant, nous sommes entourés de cons : le con honnête (dit aussi teubé ou concon) qui ne fait pas exprès, le con obsessionnel, qui se croit obligé de l'être en permanence, le con ostensible, qui aime à faire étalage de sa connerie et public, le gros con qui se croit supérieurement intelligent, le con pervers, qui prend les autres pour des cons.
"On est toujours le con de quelqu'un" : voilà une expression toute faite typiquement conne. Non, quand on est con, on est con, on est bien identifiable et on le reste en général tout le long de sa vie. C'est pas de chance, mais c'est comme ça.
Cas n°1 : le con ostensible
Je suis un fumeur compulsif et complètement accro. Je suis également un procrastinateur de premier ordre (voir l'article où il en est question). Ce soir j'ai donc fini mon paquet de clopes aux environs de minuit, ce qui était prévisible, mais j'ai bien entendu attendu le plus longtemps possible pour aller m'approvisionner. Je suis donc allé au tabac du Chatelet, un des rares dans Paris encore ouvert à cette heure.
A cette heure, la plupart des gens dits "normaux" sont couchés. Des exceptions rentrent du resto, ou bien sortent. Le nombre de cas augmente et bien entendu les chances de croiser la connerie. Une corrélation empirique, souvent vérifiable.
Après avoir acheté mon paquet de clopes, je re rentre donc dans le métro pour rentrer chez moi. Je rentre dans la station et m'installe au point stratégique qui me permettra en arrivant à ma station de descendre directement devant la sortie. Je patiente, tout à l'air normal. Les gens sont calmes, soit assis, soit débout pour les impatients comme moi, soit couchés pour les quelques clodos qui traînent là. Il ne faut jamais déspérer de la connerie. En effet, elle finit toujours par se manifester à un moment ou à un autre. Et ça n'a pas loupé.
Première caractéristique du con : il parle fort, et c'est bien entendu ce biais là qui m'a permis de répérer l'entrée en scène, par le fond de la station. Comme toujours, il est obligé de le montrer et de raconter sa vie de merde à toute la station, souvent au téléphone.
Deuxième caractéristique du con : il est habillé de manière prétentieuse, mettant les marques bien en avant, et se décorant de la tête au pied d'ustensile divers et variés et de quicaillerie brillante.
Ce genre de cons s'est donc manifesté : un duo, avec un meneur. Car être un bon con, ça s'apprend. Le premier con rentre bruyamment, rencontre une Selecta et ne peut pas s'empêcher de taper dedans. Difficile de dire ce qu'il espère : faire tomber de la monnaie, récupérer une barre chocolatée en passe de chuter. Il sait très bien que ça n'arrivera pas et pourtant il le fait quand même, il ne peut pas s'en empêcher. Son objectif n°1 est rempli : se faire remarquer.
Ces deux mecs avancent dans la station en se dandinent. On remarque dans les mains de ces deux invididus des sacs. En effet, le con est aussi consommateur, il fait en général bien tourner le commerce de sapes où on le bichonne et le cajole. Il faut bien changer de temps en temps de tenue dégueulasse.
Le con en chef poursuit son chemin et finit par s'asseoir. Son comparse, en bon disciple qui apprend, reste debout. S'asseoit mais pas n'importe où : alors que la plupart des gens se sont éloignés du clodo, ce qui est une attitude tout aussi conne, il faut bien l'admettre, le con en question s'asseoit au plus près de lui. Le clodo dort. Alors apparaît un sourire sur son visage, la fierté. Ca y est c'est le moment, le signe précurseur. Il va faire une connerie.
Et se met en action : il attrappe le pied du clodo qui ne faisait chier absolument personne et se met à le secouer pour le réveiller. La réaction met du temps à arriver, le clodo se met à bouger, se relève et l'envoie chier en des termes que la morale m'interdit ici de mentionner. Le con devient agressif, on s'est rebellé contre sa connerie et à du mal à le tolérer. Il menace alors le clodo qui met les deux pieds en avant. Voyant que sa proie résiste (et que le métro arrive), il renonce mais fait le signe d'un flingue en direction du clodo.
Je monte dans le métro. Ouf, le con ne monte pas dans la même rame. RàS jusqu'à mon retour.
Qu'est-ce qu'un con tout le monde le sait mais personne n'est capable de l'expliquer. Et pourtant, nous sommes entourés de cons : le con honnête (dit aussi teubé ou concon) qui ne fait pas exprès, le con obsessionnel, qui se croit obligé de l'être en permanence, le con ostensible, qui aime à faire étalage de sa connerie et public, le gros con qui se croit supérieurement intelligent, le con pervers, qui prend les autres pour des cons.
"On est toujours le con de quelqu'un" : voilà une expression toute faite typiquement conne. Non, quand on est con, on est con, on est bien identifiable et on le reste en général tout le long de sa vie. C'est pas de chance, mais c'est comme ça.
Cas n°1 : le con ostensible
Je suis un fumeur compulsif et complètement accro. Je suis également un procrastinateur de premier ordre (voir l'article où il en est question). Ce soir j'ai donc fini mon paquet de clopes aux environs de minuit, ce qui était prévisible, mais j'ai bien entendu attendu le plus longtemps possible pour aller m'approvisionner. Je suis donc allé au tabac du Chatelet, un des rares dans Paris encore ouvert à cette heure.
A cette heure, la plupart des gens dits "normaux" sont couchés. Des exceptions rentrent du resto, ou bien sortent. Le nombre de cas augmente et bien entendu les chances de croiser la connerie. Une corrélation empirique, souvent vérifiable.
Après avoir acheté mon paquet de clopes, je re rentre donc dans le métro pour rentrer chez moi. Je rentre dans la station et m'installe au point stratégique qui me permettra en arrivant à ma station de descendre directement devant la sortie. Je patiente, tout à l'air normal. Les gens sont calmes, soit assis, soit débout pour les impatients comme moi, soit couchés pour les quelques clodos qui traînent là. Il ne faut jamais déspérer de la connerie. En effet, elle finit toujours par se manifester à un moment ou à un autre. Et ça n'a pas loupé.
Première caractéristique du con : il parle fort, et c'est bien entendu ce biais là qui m'a permis de répérer l'entrée en scène, par le fond de la station. Comme toujours, il est obligé de le montrer et de raconter sa vie de merde à toute la station, souvent au téléphone.
Deuxième caractéristique du con : il est habillé de manière prétentieuse, mettant les marques bien en avant, et se décorant de la tête au pied d'ustensile divers et variés et de quicaillerie brillante.
Ce genre de cons s'est donc manifesté : un duo, avec un meneur. Car être un bon con, ça s'apprend. Le premier con rentre bruyamment, rencontre une Selecta et ne peut pas s'empêcher de taper dedans. Difficile de dire ce qu'il espère : faire tomber de la monnaie, récupérer une barre chocolatée en passe de chuter. Il sait très bien que ça n'arrivera pas et pourtant il le fait quand même, il ne peut pas s'en empêcher. Son objectif n°1 est rempli : se faire remarquer.
Ces deux mecs avancent dans la station en se dandinent. On remarque dans les mains de ces deux invididus des sacs. En effet, le con est aussi consommateur, il fait en général bien tourner le commerce de sapes où on le bichonne et le cajole. Il faut bien changer de temps en temps de tenue dégueulasse.
Le con en chef poursuit son chemin et finit par s'asseoir. Son comparse, en bon disciple qui apprend, reste debout. S'asseoit mais pas n'importe où : alors que la plupart des gens se sont éloignés du clodo, ce qui est une attitude tout aussi conne, il faut bien l'admettre, le con en question s'asseoit au plus près de lui. Le clodo dort. Alors apparaît un sourire sur son visage, la fierté. Ca y est c'est le moment, le signe précurseur. Il va faire une connerie.
Et se met en action : il attrappe le pied du clodo qui ne faisait chier absolument personne et se met à le secouer pour le réveiller. La réaction met du temps à arriver, le clodo se met à bouger, se relève et l'envoie chier en des termes que la morale m'interdit ici de mentionner. Le con devient agressif, on s'est rebellé contre sa connerie et à du mal à le tolérer. Il menace alors le clodo qui met les deux pieds en avant. Voyant que sa proie résiste (et que le métro arrive), il renonce mais fait le signe d'un flingue en direction du clodo.
Je monte dans le métro. Ouf, le con ne monte pas dans la même rame. RàS jusqu'à mon retour.
Publicité