Boulimie
J'ai toujours eu une tendance, à bien aimer manger, le plaisir en mangeant c'est important, mais là n'est pas le problème.
Le phénomène est assez simple à décrire. Vous avez bien fait tous vos repas, mangé correctement, et pourtant l'appetit, ou plutôt la faim est toujours là, irrépréhensible, compulsif. En ce qui me concerne, surtout le soir. Une pulsion incontrôlable qui consiste à faire passer tout ce qui vous passe sous la main, par vos machoires, votre oesophage, votre estomac. Pas de satiété, vos réserves de nourriture sont attaquées, pillées jusqu'à ce que tout ce qui est possible de raisonnablement manger sans trop d'effort soit consommé, dévoré. On sait quand ça commence mais jamais vraiment quand ça finit, peut-être quand les réserves sont finalement terminées. Arrive après une sorte de stress, comme pour celui qui a fini ses clopes et agite son paquet et entend avec plaisir, qu'il lui en reste une ou deux, ou alors pas du tout. Mais cela ne le retient pas.
Evidemment ceci n'est pas sans conséquences, la prise de poids est immédiate et inévitable, même pour ceux qui ont un métabolisme qui les préserve usuellement de ce désagrément. Il faut alors dire adieu à votre 38 qui vous paraissait alors tout à fait seyant, pour constater que celui-ci ne vous va plus, ou très en dessous de la taille. Le résultat fait une sorte de bourrelet disgracieux ou tout simplement dépasse de la ceinture. Un peu comme une gourde en peau, qui serait rempli non pas d'eau mais de graisse ou un gros sac banane sans poche.
Donc pour ne pas sortir en slip dehors, ce qui serait pour le péquin moyen plus choquant encore de d'exhiber son ventre au vu et au su de tout le monde - et puis de toutes manières il fait encore un peu frais le matin - vous allez chez le marchand et tester une ou plusieurs tailles au dessus. En ce qui me concerne je viens de passer du 38 au 44 en quelques mois. Inévitablement il faudra couper quelques centimètres au bas de votre pantalon, ou faire un ourlet, on ne peut pas (ou difficilement) choisir. Plus c'est large, plus c'est long, 44, c'est logique, normal, ça va avec la taille des pieds, c'est pour les mecs plutôt grands.
Comment expliquer ce phénomène ? Difficile à dire, on a l'impression de combler un manque, de remplir de nourriture quelque chose que l'on a pas.
- une carence nutritionnelle ? C'est difficilement plausible. Je me nourris d'une manière variée, plutôt équilibrée lors des repas habituels, que je ne saute jamais. Par ailleurs et au contraire, j'avais réussi à perdre presque 12 kilos en un été sans avoir l'impression de me contraindre particulièrement. A l'époque je n'avais pas de copine et pour je ne ressentais en aucune manière ce manque.
- la gourmandise ? C'est pêché et justement c'est bien agréable. Ché vrai cha, mais on peu très bien être gourmand sans faire d'excès. Comment expliquer que la plaquette de chocolat 76% tienne tantôt une semaine, tantôt même pas 12h ?
- un manque affectif ? Pourtant j'ai une copine, que certes je ne vois pas tous les jours, mais qui me comble dès qu'on se voit. Et puis même sans cette dite moitié le phénomène ne se produit pas forcément.
- les médicaments que je prends pour ma dépression ? Sans doute, il est connu qu'ils influent sur le métabolisme d'assimilation des aliments, au point de causer des diabètes pour certains. Est-ce eux qui incitent à manger autant ? Je ne le pense pas.
Comment faire ? Première chose supprimer tout ce qui peut être source de tentation. Deuxième chose : faire du sport, même si c'est évidemment plus difficile quand vous être plus gros, il faut prendre sur soi. Troisième chose : maîtriser ses pulsions, reposer la scie à pain et le couteau à beurre et en faire un usage plus utile, par exemple les ranger dans leurs casiers. Et puis tout simplement s'occuper, sainement. Là par contre je ne sais pas ce que c'est.
Bon, sur ce, je vais me reprendre un café avec une petite clope. Non sucré, il va de soi. Il y a quand même des choses qui se respectent.
Le phénomène est assez simple à décrire. Vous avez bien fait tous vos repas, mangé correctement, et pourtant l'appetit, ou plutôt la faim est toujours là, irrépréhensible, compulsif. En ce qui me concerne, surtout le soir. Une pulsion incontrôlable qui consiste à faire passer tout ce qui vous passe sous la main, par vos machoires, votre oesophage, votre estomac. Pas de satiété, vos réserves de nourriture sont attaquées, pillées jusqu'à ce que tout ce qui est possible de raisonnablement manger sans trop d'effort soit consommé, dévoré. On sait quand ça commence mais jamais vraiment quand ça finit, peut-être quand les réserves sont finalement terminées. Arrive après une sorte de stress, comme pour celui qui a fini ses clopes et agite son paquet et entend avec plaisir, qu'il lui en reste une ou deux, ou alors pas du tout. Mais cela ne le retient pas.
Evidemment ceci n'est pas sans conséquences, la prise de poids est immédiate et inévitable, même pour ceux qui ont un métabolisme qui les préserve usuellement de ce désagrément. Il faut alors dire adieu à votre 38 qui vous paraissait alors tout à fait seyant, pour constater que celui-ci ne vous va plus, ou très en dessous de la taille. Le résultat fait une sorte de bourrelet disgracieux ou tout simplement dépasse de la ceinture. Un peu comme une gourde en peau, qui serait rempli non pas d'eau mais de graisse ou un gros sac banane sans poche.
Donc pour ne pas sortir en slip dehors, ce qui serait pour le péquin moyen plus choquant encore de d'exhiber son ventre au vu et au su de tout le monde - et puis de toutes manières il fait encore un peu frais le matin - vous allez chez le marchand et tester une ou plusieurs tailles au dessus. En ce qui me concerne je viens de passer du 38 au 44 en quelques mois. Inévitablement il faudra couper quelques centimètres au bas de votre pantalon, ou faire un ourlet, on ne peut pas (ou difficilement) choisir. Plus c'est large, plus c'est long, 44, c'est logique, normal, ça va avec la taille des pieds, c'est pour les mecs plutôt grands.
Comment expliquer ce phénomène ? Difficile à dire, on a l'impression de combler un manque, de remplir de nourriture quelque chose que l'on a pas.
- une carence nutritionnelle ? C'est difficilement plausible. Je me nourris d'une manière variée, plutôt équilibrée lors des repas habituels, que je ne saute jamais. Par ailleurs et au contraire, j'avais réussi à perdre presque 12 kilos en un été sans avoir l'impression de me contraindre particulièrement. A l'époque je n'avais pas de copine et pour je ne ressentais en aucune manière ce manque.
- la gourmandise ? C'est pêché et justement c'est bien agréable. Ché vrai cha, mais on peu très bien être gourmand sans faire d'excès. Comment expliquer que la plaquette de chocolat 76% tienne tantôt une semaine, tantôt même pas 12h ?
- un manque affectif ? Pourtant j'ai une copine, que certes je ne vois pas tous les jours, mais qui me comble dès qu'on se voit. Et puis même sans cette dite moitié le phénomène ne se produit pas forcément.
- les médicaments que je prends pour ma dépression ? Sans doute, il est connu qu'ils influent sur le métabolisme d'assimilation des aliments, au point de causer des diabètes pour certains. Est-ce eux qui incitent à manger autant ? Je ne le pense pas.
Comment faire ? Première chose supprimer tout ce qui peut être source de tentation. Deuxième chose : faire du sport, même si c'est évidemment plus difficile quand vous être plus gros, il faut prendre sur soi. Troisième chose : maîtriser ses pulsions, reposer la scie à pain et le couteau à beurre et en faire un usage plus utile, par exemple les ranger dans leurs casiers. Et puis tout simplement s'occuper, sainement. Là par contre je ne sais pas ce que c'est.
Bon, sur ce, je vais me reprendre un café avec une petite clope. Non sucré, il va de soi. Il y a quand même des choses qui se respectent.
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